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  • 54 logements Ekogreen


    moa • ADI & Nantes Aménagement
    type • 54 logements abordables
    lieu • Nantes (44) FRANCE
    budget • 3 874 500 € HT

    Mission DET pour Barré-Lambot architectes
    Suivi conception au sein du cabinet Barré-Lambot de 2011 à 2013

     

    Le projet se développe à partir d’une lecture des enjeux de la ZAC et de l’implantation de la parcelle, avec l’importante question sous-jacente du rapport d’un bâtiment à l’ensemble, au quartier et à la ville. Le parti pris repose sur une rigoureuse organisation de la parcelle et du bâtiment, pour d’une part dégager d’importants jardins tout en constituant un front bâti structurant le mail piéton, et d’autre par la nécessaire optimisation constructive permettant de proposer, à moindre coût, des logements qualitatifs.

    La forme résultante est un volume de 67 m de long par 12,50 m de large, bordant la limite Nord-Est de la parcelle sur toute sa longueur. Une «barre» qui apparaît comme une provocation lorsque le projet de ZAC veut renouveler l’image d’un quartier marqué par les constructions d’après-guerre symbolisées par cette morphologie architecturale. Plutôt que de céder à la négativité du symbole, et s’interdire ce qui est avant tout une volumétrie efficiente, nous choisissons de transcender les qualités qui lui sont liées en travaillant des éléments dialectiques permettant la juste intégration du bâtiment au quartier.

    – Le développé permet d’amoindrir l’épaisseur : 1 logement sur 2 est traversant, les Halls se retournent vers les jardins et ménagent des transparences surprenantes à travers le bâti.

    – La condensation du bâti permet un ratio surface de façade / surface habitable intéressant : il devient économiquement possible de généreusement percer l’enveloppe, permettant un apport de lumière naturelle conséquent dans les appartements, tout en donnant l’occasion de composition de larges tableaux habités.

    – Quelques inflexions du gabarit premier sont opérées pa réaction aux spécificités du site : un arbre à conserver vers le jardin ou le croisement des rues.

    – Posé au niveau du carrefour, le bâtiment révèle, en sa sous-face le long du mail piéton descendant vers la vallée de la chézine, un sous-sol largement ouvert derrière un socle de ventelles d’aluminium. La barre est ainsi suspendue au jardin,  devenue ici presque légère.

    – Sur ses façades «urbaines», un système d’occultation rustique est choisi : des persiennes métalliques basculantes, animant la façade par la variété de leurs ouvertures et de leurs couleurs (3 roses, lien entre le projet voisin et les magnolias bientôt plantés sur le mail).

    – Sur ses façades «parc», ce sont de larges balcons suspendus qui sont accrochés pour chaque logement : munis de claustra permettant l’orientation vers le parc et la gestion des vis-à-vis, ils prolongent naturellement les logements vers l’extérieur tout en animant généreusement la façade.

    – Un important travail sur le jardin est réalisé avec le paysagiste Guillaume Sevin : des parcelles potagères, équipées de serres, et en continuité du projet voisin, sont disposées ; un système de pompe manuelle permet de profiter de l’eau de pluie récupéreé dans une cuve enterrée ; quelques bancs, jeux pour enfants et un petit verger sont également mis en oeuvre.